Publié par : itinerances | 10 juin 2008

Amitié Charles Péguy

Orléans – Chartres, 19 et 20 avril 2008

Péguy Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres

Nous sommes nés au bord de ce vaste plateau,
Dans l’antique Orléans sévère et sérieuse,
Et la Loire coulante et souvent limoneuse
N’est là que pour laver les pieds de ce coteau.

Peu importent les raisons de ce chemin, pour celui qui croit au ciel ou pour celui qui n’y croit pas … Pour l’un accomplissement d’un voeux et pèlerinage religieux, pour l’autre, amitié pour Péguy. Mais comme sur tant d’autres chemins, réels ou symboliques, tout ce qui monte ne devrait-il pas converger …

Le voyage fut partagé en deux étapes de 42 et 36 km…

Chambre d\'hôteNous sommes partis le 19/04 d’Orléans, à 6h00 du matin, rue du Faubourg Bannier pour rejoindre par Saran, Gidy (où nous avons réveillé Bohdan pour le café), Sougy, Loigny La Bataille, La Maladrerie, Fontenay, Baignolet, pour passer la nuit en Chambre d’hôtes à Baigneaux (Sancheville).

L’itinéraire facile suit sur presque toute sa longueur l’ancienne voie romaine, encore très apparente, reliant Orléans à Chartres, de Genabum à Carnutum… (l’itinéraire : 19_04_2008)

Le lendemain, partis à 7h00, nous avons suivi les petites routes de campagne, traversant tout de même un peu les colzas mouillés (ah ! l’aventure), par La Folie Herbault, Bessay, Rouvray, Villeneuve St Nicolas, Corancez, pour atteindre l’agglomération de Chartres à Morancez, et filer tout droit à la cathédrale par Le Coudray… (l’itinéraire : 20_04_2008).

Réveil impromptu ...Hervé à la carteLe boss

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce on fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.
Morne plaineFontenay sur Conie

Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.

Oh Horus, tu éclaire le mondeC\'est plat

Mais c’est toujours la France, ou petite ou plus grande,
Le pays des beaux blés et des encadrements,
Le pays de la grappe et des ruissellements,
Le pays de genêts, de bruyère, de lande.

L\'égliseCoucou, qui c\'est ?A Corancez

Nous avons fait semblant d’être un gai pèlerin
Et même un bon vivant et d’aimer les voyages,
Et d’avoir parcouru cent trente-et-un bailliages,
Et d’être accoutumés d’être sur le chemin.

Souvenirs néolithiquesL\'église de Corancez

D’autres viendront vers vous du noble Vermandois,
Et des vallonnements de bouleaux et de saules.
D’autres viendront vers vous des palais et des geôles.
Et du pays picard et du vert Vendômois.
Chartres, l\'arrivéeChartres, l\'arrivéeChartes, enfin

Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
A fait jaillir ici d’un seul enlèvement,
Et d’une seule source et d’un seul portement,
Vers votre assomption la flèche unique au monde.


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