Itinérances

Asturies, septembre 2007Approfondissement du monde et éveil de soi… la marche dans la durée est une communion à la vie nomade, un élan pour cueillir l’essence des choses, des êtres, dans l’épreuve et le dépouillement.

Il s’agit bien en effet « de dépouiller le vieil homme qui régente tout et qui contraint. Il s’agit de retrouver les racines les plus anciennes d’Homo Sapiens Sapiens, né il y a quelques 200 000 ans mais sédentarisé seulement depuis 5000 ans. 97,5% de son existence a été nomade, en tribus restreintes, parcourant un terrain de chasse de 200 ou 300 km suivant les saisons – et le gibier. L’habitude de cette liberté est ancrée et trop de société affole ou anesthésie, rend grégaire. Ce besoin de respirer, d’aller voir ailleurs de temps à autre, apparait comme une nécessité quasi biologique » (Le chemin de Saint Jacques).

« Mes frères, restez fidèles à la terre, avec toute la puissance de votre vertu ! Que votre amour qui donne et votre connaissance servent le sens de la terre. Je vous en prie et vous en conjure. [...] Ramenez, comme moi, la vertu égarée sur la terre – oui, ramenez-la vers le corps et vers la vie ; afin qu’elle donne un sens à la terre, un sens humain ! » Friedrich Nietzsche : Ainsi parlait Zarathoustra.